TRACTS 2026



Janvier 2026

D’une année à l’autre…

Le 8 janvier 2026  

Négociation Annuelle Obligatoire (NAO)

         La direction n’a concédé que ce qu’elle avait prévu avant les réunions sur les salaires : des miettes.

         Avec 1% d’augmentation générale et encore moins en augmentations individuelles, notre pouvoir d’achat va encore baisser en 2026… car les prix continuent d’augmenter.

         Les NAO, c’est le calendrier de la direction, juste avant les fêtes de fin d’année. Se mobiliser pour des vraies augmentations de salaire est possible à tout moment. Pour rappel, la grève de 2011 où la prime de 13ème mois a été obtenue a duré 2 semaines, en avril, 4 mois après les NAO de 2010.

         La CGT n’a pas signé pour les 1% de cette année.

Supplément de prime d’intéressement de 300 euros brut

         300 euros brut de supplément de prime, ce n’est pas ça qui remettra à flot toutes celles et ceux qui en ont besoin…et on est nombreux dans ce cas-là ! En plus, ce supplément diminuera en fonction des arrêts de travail durant toute l’année 2025… et la direction aura moyen aussi de récupérer cette somme en faisant baisser les futures primes trimestrielles comme elle l’entend.             Et puis, sur le fond, les primes, cela sert aux patrons pour faire accepter des salaires trop faibles

Chômage partiel et APLD Rebond

         Avant les congés de Noël, la direction a réuni les syndicats dans le but de signer un accord sur le chômage partiel. Selon elle, le risque existe d’une rupture d’approvisionnement en semi-conducteurs.

         S’il y a des problèmes d’approvisionnement de pièces, c’est à cause de l’anarchie de l’économie capitaliste, de la recherche du profit, de la concurrence qui est devenue une véritable guerre commerciale entre les grands trusts industriels et financiers.

         Ce n’est donc pas aux travailleurs d’en payer les pots cassés et en plus 2 fois ! Une première fois par des pertes de salaires. Et une seconde fois avec l’argent de nos impôts et taxes, pour payer nos salaires à la place de Toyota en cas de problèmes de production…             Et si la direction de TMMF est tellement intéressée par un accord sur l’APLD Rebond, ce n’est pas parce que les pertes de salaire seraient moins importantes pour les salariés, mais c’est parce qu’avec un tel accord, Toyota n’aurait quasiment rien à payer en cas de chômage partiel.

         La CGT ne signera pas pour que l’argent public aille dans les caisses de Toyota déjà riche à milliards !

Les pressions et menaces s’intensifient

         Pour nous imposer des bas salaires, le sous-effectif permanent, des charges de travail qui augmentent, la direction fait le choix d’augmenter encore les pressions et les menaces sur l’ensemble des salariés : flicage des horaires de pauses, chasse aux téléphones, pointeuses…

         Nous avons tous les moyens d’inverser la situation. Nous faisons tout tourner, nous pouvons tout arrêter.

Réunions CSE extra 6 et 7 janvier

      La direction a placé uniquement les TM et TL production de l’équipe bleue au chômage partiel le 7 janvier matin… avec pertes de 28 % du salaire. Face au mécontentement et aux menaces de droit de retrait des GL, techniciens de maintenance, la direction a reculé et a placé toutes les catégories de personnel de l’équipe jaune au chômage partiel

          Ce ne sont pas les conditions météo et notre sécurité qui ont motivé la direction, mais uniquement les interdictions de circulation des poids lourds pour la livraison des pièces.

Vote sur le chômage partiel avec pertes de salaires : 

Pour : CFDT                          Contre : CGT, FO, CFTC

Bonne Année 2026 !

         Les militants de la CGT Toyota vous souhaitent, ainsi qu’à vos familles, une bonne année 2026.

         Même si la situation internationale se dégrade, que l’intervention de l’impérialisme américain au Vénézuéla accélère la marche vers une guerre généralisée, nous restons convaincus qu’un autre avenir que l’exploitation du travail, le chômage, les crises, les guerres… est possible pour l’Humanité.

         La cause de tous ces maux, c’est l’organisation capitaliste de la société. Et la classe ouvrière à l’échelle internationale a la force, si elle s’en donne l’objectif, de renverser cette société pour jeter les bases d’une société collective, sans profits individuels, sans concurrence, sans guerre ni frontières entre les peuples.


Mars 2026

Flambée des prix du carburant, du gaz… Il faut augmenter les salaires !

Le 11 Mars 2026

 En une semaine seulement, les prix du carburant ont flambé et le litre de gasoil dépasse les 2 euros. Et ça va continuer.

     C’est un véritable racket organisé par les compagnies pétrolières qui profitent de la guerre et des milliers de morts pour encore augmenter leurs profits en tapant dans nos poches !

     Le prix du gaz aussi est parti pour augmenter fortement… en réalité tout augmente sauf les salaires !

     Pour faire face à ces augmentations de prix, ce n’est pas 1% d’augmentation générale de cette année qui va suffire. 1%, ça fait 16 euros en plus par mois pour un salaire de 1 600 euros net.

     Chez Simoldes, un sous-traitant de l’automobile de 300 salariés dans la zone industrielle, la direction a augmenté les salaires de 70 euros par mois avec une Prime Macron de 550 euros.

     Toyota a largement les moyens financiers pour prendre en charge la totalité de nos frais de transport : ce n’est pas à nous de payer pour venir travailler !

     Et avec 418 millions d’euros de bénéfices net officiels l’année dernière, TMMF a largement les moyens d’augmenter tous les salaires de 500 euros par mois, et de les indexer sur les hausses réelles des prix.

     D’un côté 4 800 travailleurs qui font tout tourner dans l’entreprise et de l’autre une poignée d’actionnaires et de directeurs…

     Le problème est simple !

Changement de Takt Time le 6 avril

La direction a annoncé un changement de cadence à partir du 6 avril. On devrait passer de 416 voitures par équipe à 373.

     Mais cela ne va pas soulager notre travail.

     Elle prévoit de supprimer officiellement 51 postes de travail en production… et 153 travailleurs en moins.

L’objectif de la direction est de nous faire suer toujours plus de profits.

     Notre objectif, à nous les salariés, doit être de gagner plus, en imposant des embauches, pour travailler moins.

La prime à 4 chiffres… a 4 ans cette année

Il y a eu 2 contrôles fiscaux pour toute la période du 01/04/2015 au 31/03/2021.

Contrairement à ce qu’affirme le directeur, c’est TMMF qui a contesté ces contrôles et qui fait durer les choses.

TMMF avait provisionné 86 millions d’euros pour payer le redressement fiscal… et notre prime à 4 chiffres. 

Sauf que depuis le temps, il semblerait que le fisc se soit couché devant les volontés de Toyota : les 86 millions d’euros ont été réintégrés vers les profits des actionnaires et c’est seulement 10 millions d’euros qui ont été provisionnés pour payer un mini redressement fiscal et un mini rappel de prime de participation…

… sauf si le fisc se couche de nouveau.

Pour toucher notre dû, nous les travailleurs, on devra intervenir !

La 3ème guerre mondiale a commencé ?

La guerre se déchaine maintenant en Iran et au Liban et vient s’ajouter à la guerre en Ukraine, dans plusieurs pays d’Afrique (Soudan, Somalie, Congo…), au génocide à Gaza, à la mise au pas du Venezuela et aux menaces contre Cuba, le Groënland…

     Le capitalisme, c’est la guerre. Et les grands groupes industriels et financiers dans leurs guerres commerciales appuyées par leurs Etats respectifs, sont en train de transformer toute la planète en champ de bataille.

     Et si Macron envoie un porte-avions et des bateaux de guerre en Méditerranée ou dans le détroit d’Ormuz, ce n’est pas « pour se défendre », mais pour attaquer et protéger militairement les contrats commerciaux conclus par Dassault, Thalès, Total et Vinci avec les monarchies du Golfe.

     Nous n’avons aucun intérêt à nous entretuer, nous ou nos enfants, pour les profits des industriels.

     Notre ennemi est ici, dans les conseils d’administration des grosses entreprises qui tirent profit des guerres en augmentant le prix de l’essence ou en vendant des Rafales. Il est aussi à la tête du gouvernement qui prend des mesures anti-ouvrières et qui laisse les profiteurs de guerre s’enrichir. Aussi à la tête de l’armée qui fait de la retape dans les écoles pour enrôler la jeunesse.

     Parce qu’elle existe à l’échelle internationale et qu’elle est la plus nombreuse, la classe ouvrière a la force, si elle s’en donne l’objectif, de renverser cette société. Elle peut jeter les bases d’une société collective, sans profits individuels, sans concurrence, sans guerre ni frontières entre les peuples.


Essence à 2 euros le litre, gasoil à 2,30 euros… Il faut augmenter les salaires !

Le 31 mars 2026

Dans certaines stations-service, le gasoil a même atteint 2,50 euros le litre !

            Ces hausses scandaleuses ne sont pas le résultat d’une pénurie de pétrole, en tout cas pas pour l’instant.

En France, seulement 11,9 % des importations de pétrole viennent du Moyen-Orient. Et les carburants vendus aujourd’hui ont été acheté il y a plusieurs mois bien avant la guerre en Iran. Quant aux stocks stratégiques, ils sont prévus pour tenir environ 3 mois en cas de crise majeure.

En réalité, des spéculateurs charognards, avec Total, Shell et ExxonMobil en tête, profitent de la guerre pour augmenter leur prix et leurs profits, en nous plongeant dans des difficultés encore plus grandes. Et le gouvernement les laisse profiter pendant que, nous les travailleurs, on s’appauvrit.

L’envolée des cours du pétrole et du gaz ne se limite pas à l’essence ou aux chaudières : elle va se répercuter sur l’ensemble des entreprises, dans l’industrie comme dans l’agroalimentaire. Car à tous les niveaux, les patrons vont augmenter les prix de leur production pour ne rien perdre sur les bénéfices voire même les multiplier.

Tout va augmenter, comme après le déclenchement de la guerre en Ukraine en 2022.

Et même si le gouvernement réduisait les taxes sur les carburants, ce serait avec nos impôts, c’est-à-dire qu’il nous donnerait d’une main ce qu’il reprendrait de l’autre.

Alors que s’annonce une nouvelle vague d’augmentation générale des prix, les travailleurs doivent se préparer à revendiquer une augmentation tout aussi générale des salaires et leur indexation sur les prix.

C’est la seule mesure qui pourra nous protéger de cette nouvelle hausse générale des prix qui a déjà commencé par les carburants.

Toyota a largement les moyens financiers pour prendre en charge la totalité de nos frais de transport : ce n’est pas à nous de payer pour venir travailler !

     Avec 418 millions d’euros de bénéfices net officiels l’année dernière, TMMF a largement les moyens d’augmenter tous les salaires de 500 euros par mois, et de les indexer sur les hausses réelles des prix. D’autant plus que Toyota ne sera, à coup sûr, pas le dernier des constructeurs automobiles à augmenter les tarifs de ses voitures !

     D’un côté 4 800 travailleurs qui font tout tourner dans l’entreprise et de l’autre une poignée d’actionnaires et de directeurs…

     Le problème est simple !

     Discutons entre nous, et préparons-nous à agir le plus nombreux possible pour défendre nos conditions de vie, et celles de nos familles.

Equipe de nuit : Réunion CSE extra lundi 30 mars

            La CFDT a relayé le chantage de la direction sous forme de sondage en équipe verte, car la direction veut imposer le travail obligatoire le dimanche 26 avril de nuit sans majoration… sous prétexte de décaler la nuit du 30 avril au 1er mai.

            En plus, la direction se prépare à ne pas majorer la nuit du 7 au 8 mai férié. Elle a refusé de répondre à cette question. Si elle se permet tout ça, c’est aussi parce qu’il y a une dizaine d’années, la CFDT, FO et la CFTC ont signé un accord donnant carte blanche à la direction.

            La CGT a dénoncé cette double arnaque… et l’hypocrisie qui l’accompagne.

Votes sur le travail dimanche 26 avril :

Contre : CGT, FO

Abstention : CFTC

Pour : CFDT


AVRIL 2026

Le 08 Avril 2026

Non au racket sur les carburants !

     Les prix des carburants continuent de flamber et une hausse d’au moins 25% du prix du gaz est programmée pour le mois prochain.

     On ne peut pas accepter d’être rackettés à chaque fois qu’on passe à la pompe et de devoir payer très cher pour venir travailler !

     Total a encaissé un milliard d’euros de profit supplémentaire rien qu’au mois de mars ! Et c’est pareil pour BP, Shell.

     Les raffineurs achètent leur pétrole plus cher ? Mais ils en profitent pour augmenter le prix de l’essence, du gasoil et du fioul dans des proportions encore bien plus grandes. En un mois, ils ont multiplié leur marge par 4.

     Ces profiteurs de guerre s’enrichissent sur notre dos. Ce n’est pas acceptable !

     Supprimer les taxes et la TVA sur les produits pétroliers ? Mais pas pour nous les faire payer ensuite par la réduction des budgets utiles : santé, éducation, retraites… Ce sont les grandes entreprises riches à milliards qui doivent compenser la suppression des taxes.

     Oui, il faut faire payer les géants du pétrole et les multinationales !

La guerre, on la paie déjà par l’augmentation des prix !

     Tant qu’il n’y a pas de révoltes de la population et des travailleurs contre les guerres menées pour les profits des pétroliers, des industriels et financiers, les gouvernements continueront à nous faire les poches, avant de nous le faire payer au prix du sang sur les champs de bataille.

     Les troupes françaises basées au Moyen-Orient et la marine française envoyée sur place n’ont qu’un seul but : défendre les intérêts de Dassault, Thalès, Vinci et CMA-CGM…

     Tout comme Trump, Macron est prêt à semer la mort pour les intérêts capitalistes.

     Mais il n’y a pas de fatalité !

     Nous pouvons déjà commencer par refuser d’être rançonnés à la pompe, refuser de voir notre niveau de vie détruit par la hausse de tous les prix.

Car tout va augmenter, comme après l’éclatement de la guerre en Ukraine en 2022.

Face à la vague d’augmentation générale des prix à venir, les travailleurs doivent se préparer à exiger une augmentation tout aussi générale des salaires et leur indexation sur les prix.

Il faut augmenter les salaires !

Et que proposent les syndicats, y compris la CGT, au niveau du pays ? Rien car ils ne veulent pas déclencher un incendie social alors que le mécontentement devient général.

Et ici chez Toyota ? Certains ont envoyé un courrier à la direction pour demander « un geste de soutien » ou encore « une prime exceptionnelle ».

Cela aura autant d’efficacité que la demande de la prime à 4 chiffres… il y a 4 ans !

Et cela aura le même effet que les discussions interminables autour des NAO en décembre dernier : au mieux, quelques miettes…

Le refus de majorer le dimanche 26 avril de nuit est une preuve supplémentaire que la direction de Toyota ne comprend que le rapport de force. La seule mesure qui pourra nous protéger de cette nouvelle hausse générale des prix, ce sera de faire payer Toyota qui en a largement les moyens !

Il faut imposer une augmentation générale des salaires à la hauteur de nos besoins et l’indexation des salaires sur les hausses réelles des prix.

Discutons entre nous et préparons-nous à agir le plus nombreux possible pour défendre nos conditions de vie et celles de nos familles.

Défendons nos conditions d’existence !

Les militants régionaux de la CGT Métallurgie appellent l’ensemble des travailleurs du Nord Pas-de-Calais à la grève et à manifester à Valenciennes le jeudi 16 avril. (Voir tract au verso)

Pour obliger le grand patronat et le gouvernement à augmenter les salaires et à les indexer sur les prix réels, il faudra un mouvement encore plus fort que les Gilets Jaunes, un mouvement où les travailleurs occupent les usines et pas seulement les ronds-points.

La CGT Toyota appelle donc tous les salariés de l’usine à la grève du mercredi 15 avril 21H au vendredi 17 avril 6H. Soyons le plus nombreux possible à la manifestation prévue le jeudi 16 avril 10H Place d’Armes à Valenciennes.

     D’un côté 4 800 travailleurs qui font tout tourner dans l’entreprise et de l’autre une poignée d’actionnaires et de directeurs…

     Sans nous toutes et tous, pas de voitures !

     Préparons-nous à défendre nos conditions de vie ! Les travailleurs du monde entier ont tout à gagner à s’unir contre les guerres et leurs profiteurs, pour défendre leur vie et celle de leur famille !


Toyota va bientôt annoncer autour de 20 milliards d’euros de bénéfice net pour 2025/2026. De l’argent, il y en a pour augmenter les salaires !

Le 05 Mai 2026

Leur monde

     En 2023/2024, le groupe Toyota a encaissé 29,7 milliards d’euros de bénéfice net. En 2024/2025, c’était 29,3 milliards d’euros.

     Et pour 2025/2026, avec « seulement » 20 milliards d’euros de bénéfice net, Toyota pleure déjà la bouche pleine ! (Les résultats officiels devraient être publiés d’ici quelques jours)

     Aucune raison de se laisser avoir par les larmes des actionnaires riches à milliards, ni de celles de la direction de TMMF qui est déjà au travail pour bidouiller comme chaque année les comptes de l’usine.

     Le groupe Toyota a ramassé plus de 80 milliards d’euros en 3 ans et l’usine d’Onnaing rapporte en réalité des centaines de millions d’euros de bénéfice chaque année.

     La richesse des actionnaires, le salaire à 5 chiffres des directeurs de l’usine ne viennent pas de nulle part.

Le notre

         C’est notre travail à toutes et tous qui crée ces richesses. Et plus les postes de travail sont surchargés, plus nos salaires sont bas, plus les actionnaires s’enrichissent et les directeurs récompensés.

         Autant dire que ce n’est pas avec des paroles et des explications que la direction va se laisser convaincre d’augmenter les salaires.

     Il y a 4 ans, suite à l’augmentation des prix qui a suivi le déclenchement de la guerre en Ukraine, des centaines d’entre nous ont arrêté le travail et manifesté dans l’usine. Face à ces débrayages, la direction a lâché une prime de 500 euros et 35 euros d’augmentation mensuelle pour tous.

     C’étaient des concessions à la hauteur de la mobilisation qui ne s’est pas transformée en grève totale.

     Aujourd’hui, la situation est bien pire. Les prix des carburants n’ont jamais été aussi élevés, on est racketté à chaque fois qu’on passe à la station-service, et on commence à l’être dans les supermarchés.

     Et ce n’est que le début. La guerre engagée par l’impérialisme au Moyen-Orient s’ajoute et élargit celle qui dure toujours en Ukraine.

     Les conséquences seront un appauvrissement général des travailleurs et des classes populaires si on laisse faire… et un embrasement militaire mondial.

     Alors, refusons d’être de la chair à patrons, tout comme il faudra refuser de devenir de la chair à canons.

     L’argent existe pour augmenter les salaires à la hauteur de nos besoins et les indexer sur les hausses réelles des prix. Et ces millions et ces milliards sont tirés de notre travail à toutes et tous.

     Discutons entre nous et préparons-nous à faire comme il y a 4 ans, en plus fort, en plus organisés !

Les jours fériés et le 1er Mai dans le viseur du patronat et du gouvernement

     A l’occasion du 1er Mai, qui est une journée chômée payée, on les a tous entendu défendre « le droit à travailler le 1er Mai ».

     Ici, la direction de Toyota s’est même débrouillée pour imposer à l’équipe de nuit le travail sans majoration le dimanche 26 avril, sous prétexte de « rattraper » la nuit du 1er mai.

     On est dans un contexte où le patronat et le gouvernement veulent supprimer d’autres jours fériés et autoriser le travail le 1er Mai pour tout le monde.

     On veut gagner plus, pas travailler plus !

     Ça fait 20 ans que le gouvernement de l’époque et le patronat ont réussi à imposer le travail gratuit un jour férié, le lundi de Pentecôte.

     Et ici, depuis, Toyota en profite pour encaisser le bénéfice d’une journée de production gratuitement.

     Refusons toutes les attaques anti-ouvrières !

     La CGT Toyota appelle l’ensemble des travailleurs de l’usine à la grève lundi 25 mai pour la défense des droits ouvriers et contre les projets anti-ouvriers en cours.