Carburants, gaz, alimentation… Tous les prix flambent ! On veut gagner plus, pas travailler plus !


Le 16 Septembre 2026

Négocier le poids de nos chaînes, ou s’en libérer ?

La direction annonce qu’il y aurait 2478 voitures à produire en plus d’ici la fin de l’année, soit 6 séances de travail supplémentaires. 

Elle calcule le plan de production toujours au plus serré, comme le prouve le passage à 65 secondes en avril et le retour à 58 secondes avec des process en moins aujourd’hui…et des conditions de travail encore plus dures.

La conséquence, c’est que nous les travailleurs, on devient la variable d’ajustement des aléas de production… au plus grand profit des actionnaires du groupe, et au dépend de nos vies.

La direction n’a pas donné de dates de rattrapage. Elle laisse jusqu’à jeudi aux syndicats pour faire des propositions. 

Son objectif en faisant cela : Associer les syndicats à la surexploitation des salariés et leur demander de négocier le poids de nos chaînes…

C’est aussi une façon d’orienter le mécontentement des salariés contre les délégués, et pas uniquement contre la direction de l’usine. 

Alors, notre problème n’est pas de savoir comment faire 2 500 voitures supplémentaires, mais comment vivre dignement de notre travail avec des grosses augmentations de salaire !

La CGT ne participera pas à cette mascarade de la direction. 

On veut gagner plus, pas travailler plus ! Nos vies doivent passer avant les profits des actionnaires de Toyota. Et pour ça, nous ne pouvons compter que sur nos mobilisations collectives avec un rapport de force capable de faire reculer Toyota.

Quand tous les prix montent, les salaires doivent suivre !

     Les prix des carburants continuent de flamber et atteignent des niveaux jamais atteints. Une nouvelle hausse du prix du gaz est encore programmée pour le mois prochain… et les prix de l’alimentaire continuent de monter.

     Ici, la direction de l’usine profite de la pression qu’on subit avec les prix qui montent et nos salaires trop faibles…pour ne pas les augmenter en espérant qu’on accepte de travailler des samedis, des dimanches ou des jours fériés sans broncher.

     Face à cette nouvelle vague d’augmentation générale des prix, les travailleurs doivent se préparer à revendiquer une augmentation tout aussi générale des salaires et leur indexation sur les prix.

 C’est la seule mesure qui pourra nous protéger.

     Avec 418 millions d’euros de bénéfices net officiels l’année dernière, TMMF a largement les moyens d’augmenter tous les salaires de 500 euros par mois, et de les indexer sur les hausses réelles des prix. D’autant plus que Toyota ne sera, à coup sûr, pas le dernier des constructeurs automobiles à augmenter les tarifs de ses voitures !

     Le mécontentement commence à s’entendre dans les ateliers et beaucoup voient d’un bon œil les appels sur les réseaux sociaux pour se mobiliser à partir du 17 octobre… et tous ceux qui envisagent de se mobiliser ont mille fois raison !

     Chez Toyota on est d’un côté 4 800 travailleurs qui font tout tourner dans l’entreprise et de l’autre une poignée d’actionnaires et de directeurs…

     Le problème est simple !

     Discutons entre nous, et préparons-nous à agir le plus nombreux possible pour défendre nos conditions de vie, et celles de nos familles.