Le 05 Mai 2026
Leur monde
En 2023/2024, le groupe Toyota a encaissé 29,7 milliards d’euros de bénéfice net. En 2024/2025, c’était 29,3 milliards d’euros.
Et pour 2025/2026, avec « seulement » 20 milliards d’euros de bénéfice net, Toyota pleure déjà la bouche pleine ! (Les résultats officiels devraient être publiés d’ici quelques jours)
Aucune raison de se laisser avoir par les larmes des actionnaires riches à milliards, ni de celles de la direction de TMMF qui est déjà au travail pour bidouiller comme chaque année les comptes de l’usine.
Le groupe Toyota a ramassé plus de 80 milliards d’euros en 3 ans et l’usine d’Onnaing rapporte en réalité des centaines de millions d’euros de bénéfice chaque année.
La richesse des actionnaires, le salaire à 5 chiffres des directeurs de l’usine ne viennent pas de nulle part.
Le notre
C’est notre travail à toutes et tous qui crée ces richesses. Et plus les postes de travail sont surchargés, plus nos salaires sont bas, plus les actionnaires s’enrichissent et les directeurs récompensés.
Autant dire que ce n’est pas avec des paroles et des explications que la direction va se laisser convaincre d’augmenter les salaires.
Il y a 4 ans, suite à l’augmentation des prix qui a suivi le déclenchement de la guerre en Ukraine, des centaines d’entre nous ont arrêté le travail et manifesté dans l’usine. Face à ces débrayages, la direction a lâché une prime de 500 euros et 35 euros d’augmentation mensuelle pour tous.
C’étaient des concessions à la hauteur de la mobilisation qui ne s’est pas transformée en grève totale.
Aujourd’hui, la situation est bien pire. Les prix des carburants n’ont jamais été aussi élevés, on est racketté à chaque fois qu’on passe à la station-service, et on commence à l’être dans les supermarchés.
Et ce n’est que le début. La guerre engagée par l’impérialisme au Moyen-Orient s’ajoute et élargit celle qui dure toujours en Ukraine.
Les conséquences seront un appauvrissement général des travailleurs et des classes populaires si on laisse faire… et un embrasement militaire mondial.
Alors, refusons d’être de la chair à patrons, tout comme il faudra refuser de devenir de la chair à canons.
L’argent existe pour augmenter les salaires à la hauteur de nos besoins et les indexer sur les hausses réelles des prix. Et ces millions et ces milliards sont tirés de notre travail à toutes et tous.
Discutons entre nous et préparons-nous à faire comme il y a 4 ans, en plus fort, en plus organisés !
Les jours fériés et le 1er Mai dans le viseur du patronat et du gouvernement
A l’occasion du 1er Mai, qui est une journée chômée payée, on les a tous entendu défendre « le droit à travailler le 1er Mai ».
Ici, la direction de Toyota s’est même débrouillée pour imposer à l’équipe de nuit le travail sans majoration le dimanche 26 avril, sous prétexte de « rattraper » la nuit du 1er mai.
On est dans un contexte où le patronat et le gouvernement veulent supprimer d’autres jours fériés et autoriser le travail le 1er Mai pour tout le monde.
On veut gagner plus, pas travailler plus !
Ça fait 20 ans que le gouvernement de l’époque et le patronat ont réussi à imposer le travail gratuit un jour férié, le lundi de Pentecôte.
Et ici, depuis, Toyota en profite pour encaisser le bénéfice d’une journée de production gratuitement.
Refusons toutes les attaques anti-ouvrières !
La CGT Toyota appelle l’ensemble des travailleurs de l’usine à la grève lundi 25 mai pour la défense des droits ouvriers et contre les projets anti-ouvriers en cours.
